vendredi 5 juin 2009
05/06/2009
23:40
Par Virginie Dambreville
Général
La Piréenne Virginie Dambreville, n°2 sur la liste Ouest d’Alternative libérale
Article paru dans le Journal de Vitré le 05/06/2009.
« Pour que l’Europe protège nos droits fondamentaux »
A 31 ans, Virginie Dambreville n’en est pas à sa première campagne électorale : co-fondatrice du parti Alternative libérale lorsqu’elle résidait en région parisienne et déjà candidate aux législatives 2007, elle a décidé de récidiver pour les élections européennes de ce 7 juin. Désormais habitante de Piré-sur-Seiche, elle s’affiche en n°2 de la liste Ouest de ce parti encore peu connu.
Journal de Vitré : Définissez votre parti en quelques phrases…
Virginie Dambreville : Alternative libérale est un parti qui s’est créé en 2006. Il regroupe beaucoup de penseurs libéraux : certains viennent de l’UMP, une grosse partie vient de Démocratie libérale, l’ancien mouvement d’Alain Madelin ; et on a également beaucoup de personnes issues du mouvement associatif.
JDV : Dans le contexte actuel, pensez-vous qu’un tel parti puisse faire bonne impression ?
V.D. : On a beaucoup montré du doigt le libéralisme, comme cause de la crise mondiale… Or, c’est faux. Et ça nous fait plaisir de pouvoir nous exprimer là-dessus. Nous, on est persuadé que la crise n’est pas due au libéralisme mais à l’excès d’interventionnisme du gouvernement américain sur le problème des subprimes (crédits hypothécaires américains). Car la crise a commencé par là : l’Etat américain a un peu forcé la main aux banques pour qu’elles puissent faire souscrire des prêts immobiliers à une population extrêmement modeste, dont on savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas rembourser.
JDV : Pour vous, libéralisme égale avant tout liberté ?
V.D. : Tout à fait. C’est vraiment la démocratie, la liberté, la responsabilité des individus. C’est aussi moins d’interventionnisme de l’Etat, pour que les gens se sentent plus libres et que l’on puisse entreprendre plus facilement. Si un jour on arrive à avoir quelques élus et un petit peu de pouvoir, on souhaiterait réduire le nombre des fonctionnaires en France. Sur pas mal de sujets, on croit au pouvoir associatif plutôt qu’au pouvoir de l’Etat. On pense que chacun doit se prendre en main.
JDV : Vous avez personnellement des ambitions politiques assez importantes ?
V.D. : Effectivement, j’ai des ambitions politiques. Maintenant, pour moi la politique n’est pas un métier ; je suis contre le cumul des mandats. Car je pense qu’on ne peut pas être 100 % actif et faire de bonnes choses si on cumule sur des années et avec plusieurs activités en même temps.
JDV : Est-ce qu’on peut vous qualifier d’idéaliste ?
V.D. : Il y a une formule que j’aime bien et que j’avais utilisée pour ma campagne, pour le législatives 2007 (dans la 8e circonscription des Yvelines) : c’est « Une politique autrement ». J’aimerais changer l’image des hommes et des femmes politiques actuels. Je pense que si les Français se détournent des élections, c’est aussi parce qu’ils en ont un peu marre de voir toujours les mêmes visages, d’entendre toujours les mêmes idées et de voir que les choses n’aboutissent pas.
JCV : Que direz vous pour inciter les gens à aller voter ?
V.D. : Je leur dirais : « Faites en sorte que les idées de liberté soient reconnues au niveau européen. Que l’Europe puisse protéger notre pouvoir d’achat et nos droits fondamentaux : « propriété, expression, circulation… » Il faut qu’un nouveau texte simple, compréhensible par tous soit rédigé pour une vraie constitution. Et il faut voter pour des personnes qui représentent bien les citoyens et qui seront vraiment présents au sein du Parlement européen. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.
Propos recueillis par Cécile Roussin du Journal de Vitré.